Archive for the ‘Actu’ Category

Action 2012 “MISSION FÉVRIER” – MAROC du 26/02/12 au 03/03/12


2012
02.16

 

1 - Ecole Mouad Ibn Jabal – Hay Hassani Casablanca

2 – Collège Ibn Hicham, prise de contact en vue de l’Action Collège pour 2012 -2013 – Casablanca

3 – École et “Association des Femmes”– Ait Sedrat Jabel Oulia (Tinghir)

 

1 –     EHM en collaboration avec les étudiants de l’IUT GEA de Bayonne sur “projet tutoré”:

-           suivi de l’”Action Ordinateurs”, collectes, voyage, livraison et mise en fonction des postes ;

-          création de 2 équipes de foot et tournoi sur 2 jours :

·         un jeu de maillots et un ballon seront offerts à l’école à l’issue de l’animation ;

 

-          animation approche de la pelote basque ; suivi du “Projet Fronton” ;

1 bis – EHM :

-          suivi des enfants parrainés et à parrainer ;

-          mise en place échange culturel et sportif Mouad Ibn Jabal et Local Jeunes Bassussary avril 2012 ;

-          achat de livres de bibliothèque en langue arabe pour fournir la bibliothèque mise en place en 2008.

 

2 – Collège Ibn Hicham – sur demande de la Direction du collège à EHM – :

-          prise de contact pour démarrer l’”Action Ordinateurs” (+ association Entr’Aide Nationale) ;

-          bilan et projet des sessions “la langue française par…” ;

-          Projets échanges culturels et sportifs (rugby, pelote basque).

 

3 – Action “Bat-Yane” pour Ait Sedrat Jabel Oulia (Tinghir)sur la demande de M. Ahmad LAASSAS à EHM -

-          cartables, fournitures scolaires, jouets (billes, cordes, pâte à modeler, puzzles), vêtements chauds… – pour 18 enfants de l’école primaire ;

-          Projet aide à l’aménagement d’une maternelle ;

-          Prise de contact avec l’Association des Femmes pour aide/échanges/partenariat à venir ;

-          État des lieux à l’école et actions à venir ;

-          Jumelage école et classe ikastola de Biarritz ;

-          Programme d’échanges culturels et sportifs basko-amazigh…

Xabi Arrayago, Membre Fondateur/Euskal-Herria Morocco

 

1er voyage-mission EHM au Maroc pour Mohamed! (octobre 2011)


2011
12.01
Mohamed, informaticien de métier, est venu à titre bénévole (il faut le préciser) nous rejoindre à Casa pour gérer la mise en fonction des ordinateurs, apportés par l’association en février et juillet 2011, qui doivent servir à l’installation de la salle informatique à l’école Mouad Ibn Jabal. MERCI Mohamed !

« MAROC 22/10/2011…
Le départ à 4 heures du matin. J’ai pris un « covoiturage » de 6 heures de route  de Bayonne jusqu’à Madrid.  Je parle pas espagnol mais j’ai quelques phrases qui devraient être utiles en anglais.
Bien, le conducteur va très vite !!!, il s’est fait flasher par un radar !!.
Ils sont trois : Hugues, Susana, la mère de Maria : une fille de 7 ans.
Très sympas, ils étaient rigolos, gentils…

10H30 : On arrive à Barajas : cool !!! Donc eux, il partent…

Madrid à 11H.
Hugues a appelé l’accueil de l’hôtel, où je dois passer la nuit avant mon vol,  pour qu’ils m’expliquent comment je dois rejoindre l’hôtel. Très facile, il y a des bus juste à côté qui mènent vers l’hôtel. L’hôtel était comme je souhaitais : bien, très grand, confortable, donc je peux me reposer.
Je cherche à manger, c’est loin de l’hôtel !!!. Et oui c’est ça l’Espagne : tout est regroupé dans un seul immense magasin. Une sieste puis aller faire un tour vers « Lavapies ». Il paraît que c’est un très joli quartier, bien moi je dis qu’il est plein de maghrébins !!. Au retour le monsieur de l’accueil nous annonce, à Audrey (qui m’a rejoint ) et moi, qu’il faut se lever  très tôt le matin : à 6 Heures on doit être à l’aéroport pour aller au Maroc.

7 heures du matin, décollage : on doit rejoindre le groupe de l’association Euskal-Herria Morocco, partis en bus de Irun faute de véhicule pour cette mission, chargés de fournitures scolaires et autres… et un fauteuil roulant…
La gare de Casa voyageurs est le point de rendez-vous.
Ils arrivent avec le matériel et des bagages, très fatigués.
On doit commencer demain le travail avec une grande énergie.

Lundi :
on se rejoint dans un petit café modeste. Au café, ils font du thé et des galettes.
A l’école on attend l’arrivée d’Abdelmadjid et Said, un prof d’université en France.
Le directeur de l’école parle à peine le français, il a fait venir son chef de service. Saïd nous a surpris avec son discours et sa volonté de faire un grand projet de construction avec ses étudiants.

Mikela, la présidente de l’association, nous présente tout le travail qu’on doit faire. Chacun sa tâche : très bien, Abdelmadjid, Fabien  et moi, on s’occupera des 17 ordinateurs, les mettre en marche et voir ce qu’on peut acheter comme matériel pour réparer  sur place. Je prends le commandement.
Mikela et Marie- Hélène distribuent les paquets et les affaires scolaires…

Saïd repart chez ses parents et Audrey s’occupe de filmer tout ça….

Allez c’est parti pour nous !
Travailler ensemble à l’école a été  un grand plaisir pour moi. La présidente de l’association très gentille, très sensible envers les petits enfants, super organisée. L’accueil des petits l’a rendue heureuse.
Nous, on a fait le diagnostique de chaque ordi et on a fini par savoir ceux qui étaient en bon état.
On a acheté du matériel pour les réparer sur place. Ça nous a pris beaucoup de temps.
Direction  »dar mghalef  », une aventure en taxi  à la fin de la journée !  Puis, nous sommes arrivés à un marché géant où il y a de tout dans le domaine informatique. Super !!!!!
Madjid devant ! il est de là bas, il sait comment avoir les bons prix, tu n’as qu’à lui demander ce qu’il te faut.
Au bout d’une demie heure on a fini .
Au retour on a galéré un peu pour trouver un transport. En plus la pluie… on s’est mouillés !!
Et bien une bonne nuit nous attend. La famille de Abderrahim nous a invité à manger :
un super poisson frais, des galettes, du thé, etc… Une ambiance familiale extraordinaire !!

Mardi :
on reprend le travail, encore une journée sympa. Est arrivé Arif, un jeune handicapé, artiste, qui nous a donné un coup de main. En même temps, les parents d’élèves arrivent pour prendre les paquets et cadeaux de leurs enfants.
A chaque fois que je vois un petit qui sourit, ça me remplit de joie.
« C’est la vie, tu fais du bien, tu ressens que du bien  » .
On finit tard, on rentre à notre appartement qu’on a loué à côté de la mer et on se repose de nouveau pour se préparer à notre dernière journée.

Mercredi :
On a bien vérifié que tous les ordinateurs marchaient bien. Tout le monde est parti pour accompagner les petits au marché ou les « mamans » EHM vont  leur acheter des vêtements et quelques affaires scolaires et les amener au parc pour s’amuser. Alors que moi je me suis occupé de taper le rapport détaillé de tout ce qu’on a fait pendant trois jours pour les ordinateurs.
En fin d’après-midi il faut que l’on quitte Casa pour aller à Rabat par train.
Oui sans doute ce sera difficile d’oublier tous ces visages gentils.
Je laisse mes coordonnées pour tout le monde et on part !!!! »

 

Episode 1 – Euskal Herria Morocco.

Avec EHM, vous pouvez apprendre à parler, lire et écrire l’arabe !


2011
09.09
A PARTIR DU MARDI 20 SEPTEMBRE !

Avec Euskal-Herria Morocco vous pouvez apprendre à parler, lire et écrire l’arabe !

EHM vous propose un voyage à travers la culture et la langue arabes, en vous permettant un apprentissage facile selon une méthode flexible et adaptée à votre âge.

Les cours ciblent l’apprentissage de l’arabe moderne parlé dans tout le monde arabe et, sont axés sur l’oral, l’écriture et la lecture.

Des cours pour enfants et adultes répartis sur 2 semestres.

Les enfants pourront apprendre l’Abajadida (l’alphabet arabe), les voyelles brèves et le sukûn, les voyelles longues, la syllabe puis s’initier à la lecture – écriture.

Les adultes s’initieront à la langue et à la culture arabes, apprendront l’Abajadida (l’alphabet arabe), les voyelles brèves et le sukûn, les voyelles longues, les syllabes puis découvriront la lecture et l’écriture.

Adultes : le mardi de 19 h 00 à 20 h 30
Enfants : le mercredi de 13 h 30 à 15 h 00

Renseignements et inscriptions :
MVC Balichon 11 bis rue Bergès – 64100 Bayonne
Tél. 05 59 25 57 94

EHM Mission juillet-août 2011 par Lily-Rose Lebel…


2011
08.31

Vendredi 22 juillet 18 h, le fourgon est chargé, c’est parti pour de nouvelles aventures.

Mikela et Sophie prennent la route à bord du Fourgon, si gentiment prêté par Xabi, direction Madrid pour « cueillir » Lily à l’aéroport. Entre parfum de brebis et odeurs variées de notre cher Pays-Basque le trajet se passe bien (c’est à noter !). Le timing est serré mais les baroudeuses arrivent à point nommé à l’aéroport alors que l’avion de Lily vient d’atterrir, heure locale : 23 h 15. On s’embrasse, on rigole et on charge – où il reste des trous – son paquetage.

On se dit que nous allons rouler quelques temps, puis, que nous ferons une halte réparatrice d’ici peu. L’ambiance est bon enfant et à trois dans le cockpit on se remémore des moments passés sur cette route. Il fait chaud quand même… Nous ne mettrons pas la musique à fond pour entériner la marche glorieuse car le poste fait défaut, il ne fonctionne pas. Qu’à cela ne tienne, il faut se booster pour ne pas s’endormir.

Les kilomètres défilent, nous convenons d’un arrêt stratégique : gazole, toilettes, repos.

Nous n’avions jamais su, en fait, ce qu’était la vie des sardines entassées à cinq dans leur petite boîte. Mais nous savons, désormais, ce que dormir à trois dans l’habitacle confiné du fourgon représente. Mikela se cale derrière le volant, Lily sert de trait d’union au milieu et Sophie est côté passager calée sur la porte. Cependant, nous sommes dans le sud de l’Espagne, donc… il fait chaud. On transpire, on blasphème et au final on opte pour la solution « D », dormir par terre dehors sur le bitume de la station service. Mikela et Lily s’imbriquent sur 2m2 de duvet à la belle étoile. Cette étoile n’a en fait que le nom de beau, car nos amis les moustiques sont au rendez-vous, plus entreprenant que jamais. Sophie aussi, essaye tant bien que mal de trouver le sommeil. On se tourne, on se retourne, mais en regardant les étoiles on se dit qu’il y en a forcément une pour nous protéger et la louons. Nous avons eu l’impression de faire le même rêve, toutes en même temps : pas du tout ! Deux monospaces se garent près de notre bivouac toute radio allumée : Reggaeton à fond ! On aime, mais bon, nos yeux piquent. Nous décidons de regagner l’intérieur du fourgon – un sauna ! – puis, finalement, de redescendre prendre un café au snack de la station service. Nous savons bien que le marchand de sable ne passera pas, donc, il est inutile de l’attendre.

Nous avons à peine la mine défaite (…!) et décidons de reprendre la route jusqu’à Algésiras.

Lorsque nous arrivons sans encombre (on note toujours ce détail) au port d’embarquement (samedi 23 juillet 13 h), il fait déjà très chaud. Billets de traversée en main, nous sommes dirigées par un préposé dans une certaine file. Ce que nous ne comprenons pas, c’est pourquoi tout le monde avance, sauf nous… Les voitures, et surtout leurs conducteurs, rivalisent d’ingéniosité pour passer les uns devant les autres. On transpire, on a chaud, on s’évente, on a soif, on se lyophilise et là et une superbe Renault Mégane nous fait la nique. Oui, Messieurs-Dames, pas de complexe. Le chauffeur ne regarde personne et double tout le monde. Il est immatriculé « 75 », cela doit sans doute lui conférer des droits que nous autres, pauvres habitants du « 64 » n’avons pas. Lily qui marine dans son jus depuis plusieurs heures n’y tient plus et, sans crier gare, s’extirpe du fourgon pour remettre à sa place ce malotru. Elle lui promet d’arracher son toupet et de le piétiner s’il continue. Entre temps, le fourgon est passé et le « toupet » reste derrière. Là encore, beaucoup de rires. On embarque !

 

Tanger, on débarque.

Les douaniers Marocains sont charmants et nous annoncent avec courtoisie que le fourgon va être « saisi ». Les lois ont changé depuis janvier 2011 et nous ne pouvons amener sur le sol Marocain, ni les vêtements (qu’ils soient usagés ou neufs), ni les ordinateurs car les démarches n’ont pas été faites dans les règles par les directeurs des écoles auxquelles ils sont destinés. Les pourparlers commencent. Entre temps un bateau Italien arrive et l’on nous demande gentiment de patienter sur le côté. Tu parles… on nous oublie oui ! Il fait chaud, on essaye de capter un regard, on se concerte, on trouve mille stratégies, en deux mots : « on en chie ».

On parlemente avec le directeur des douanes, avec le commandant, rien à faire. On nous prie gentiment d’aller rapporter notre cargaison en Europe, ou du moins en Espagne. On tourne, on vire, on garde notre calme, on louvoie, on barytone, on s’égosille… Le calme revenu, le directeur des douanes, à la vue de notre pauvre mine, accepte de laisser passer le fourgon contre un dédouanement du contenu, on rempli les formulaires, on paye, on s’en va : ENFIN !

On retrouve Simo, notre alter ego EHM au Maroc. On se congratule, on échange les dernières nouvelles, relatons les imbroglios avec la douane et reprenons la route pour Oued Lahoud, notre 1ère destination (région de Tétouan dans le RIF). La route est longue, semée d’embûches, un fourgon ce n’est pas une 4L et encore moins un 4×4.

Nous avons rendez-vous dans un petit village avec le directeur de l’école de ce village. Il fait nuit, il est tard, samedi 23 juillet 23 h 30. Nous nous disons que nous touchons au but, enfin, pour Oued Lahoud du moins. Il semble, d’après les indications qui nous ont été données, que ce village soit à une bouchée de kilomètres dans la vallée. Nous rencontrons Mohamed, directeur de la dite école, et l’invitons à prendre place dans notre véhicule. Nous sommes, maintenant, les quatre devant (chut…) donc, Simo monte à l’arrière et s’insère tant bien que mal entre les sacs, les ordinateurs et les colis. Simo est un vrai caméléon, il a cette faculté de se fondre dans le milieu environnant dans lequel il se trouve. Cependant Il sera à moitié assommé par une lourde valise (le mur des lamentations de Sophie ;)) qui lui tombe dessus, on s’arrête, on ouvre la porte, il nous dit que ça va et sourit, nous repartons.

Nous avançons, sereins.

Nous dépassons le premier village, la route devient sinueuse, pleine de trous, de boue, en fait, il n’y a plus de route !

Nous amorçons une montée à plus de 7%, sur un chemin de terre, le fourgon peine, tousse, craque et avance au ralenti. Nous demandons alors au directeur si l’école est encore loin, « non », nous répond-il, « environ 25 kilomètres… » Quoi ? 25 kilomètres ????? Il fait nuit noire, il n’y a pas d’éclairage, le fourgon est repu de marchandises tel une outre d’eau remplie à ras bord, la route est défoncée, des trous béants nous offrent leurs gueules à chaque instant et la conduite relève de l’exploit. Le frein à main ne fonctionne pas et nous souffrons, à chaque reprise du moteur, qui crache tout ce qu’il peut pour grimper.

Nous n’osons même pas penser à Simo, derrière, nous l’imaginons secoué, balloté dans tous les sens, dans le noir… Nous avons une pensée commune pour la pub « Orangina ».

On ne peut s’empêcher de demander à Mohamed le directeur, toutes les 30 minutes « c’est encore loin ? » – « non, non » nous répond-il depuis deux heures déjà.

Les kilomètres défilent – enfin.. à petite vitesse : 30 km/h pas plus – puis magie des magies nous finissons par arriver.

L’école est très mignonne et bien entretenue. Nous nous garons dans la cour et commençons à décharger les 5 ordinateurs (don de la faculté de Bayonne) à la petite école de Oued Lahoud-El Mouchen (suite de notre mission de février 2011) et des livres et jeux pour commencer une bibliothèque-ludothèque, des jouets pour le « jardin d’enfants » ouvrant à la rentrée et des fournitures scolaires…

Nous sommes épuisés, transpirants, haletants mais nos cœurs sont légers, légers… un petit pas de plus !

La liesse passée, nous devons reprendre la route… pour Rabat.

Le chemin « aller » se fait dans le sens « retour », ça descend, ça va mieux, mais nous sommes toujours très chargés. Nous arrivons dans la vallée très tard dans la nuit. Nous optons pour une petite pause. Les rideaux tombent pour une courte durée, un arrêt stratégique où l’on refait le monde, ou l’on prend un café et file sur Rabat.

Nous arrivons chez les parents de Simo, un refuge où le temps n’a pas de prise. Notre fatigue disparait à l’heure ou les sourires de cette famille adorable provoquent chez nous une sorte d’éblouissement admiratif.

Nous petit-déjeunons, dimanche 24 juillet 11h, revivons les moments forts de cette épopée, nous nous douchons (enfin ! et c’est pas du luxe) et nous nous endormons avec un grand sourire sur les lèvres…
Nous nous réveillons avec un objectif bien précis : l’Ecole Mouad Ibn Jabal du bidonville Sidi El Khadir à Casablanca où nous devons effectuer la livraison des 19 écrans d’ordinateurs (complétant la livraison des unités centrales de février 2011), pour la mise en place d’une salle informatique.
Nous avons aussi les kit-cartables, les fournitures scolaires, les jeux, les jouets, les livres et les colis « année scolaire 2011-2012″ pour les 53 enfants parrainés par nos parrains et marraines EHM de France et Pays Basque.
Casablanca n’est pas loin de rabat, nous y sommes assez vite. Ahmed le directeur est là, Simo l’a appelé pour le prévenir de notre arrivée imminente. Nous déchargeons la totalité du fourgon, les deux garçons s’activent et nous aussi (encore et toujours). Tout est arrivé à bon port. C’est lourd, c’est long mais quel plaisir… !

Pour débuter la semaine suivante, remise aux enfants parrainés de leur colis « rentrés scolaire », nous avons une alliée de choix : Kaltoum.
Kaltoum est institutrice dans un douar loin de la ville. Elle est une EHM’girl du Maroc et nous épaule dans nos échanges avec les « familles » de nos petits orphelins. Les femmes se livrent et comptent leur vie à Kaltoum, qui, avec une grande sensibilité, traduit chaque mot et chaque sentiment avec délicatesse et rigueur. Tous, nous n’eûmes aucun mal à l’aimer tendrement, car elle est bonne, généreuse, gaie, et pleine d’affection. Elle a aussi et surtout un grand sens de l’humour, ce qui ne gâte rien !

La remise des colis aux enfants et la mise au point administrative, à l’école, s’est étalée chaque après-midi jusqu’au 16 août.

La mission a été menée à bien, encore un round de gagné. Nous repartons plus légers, concrètement et sentimentalement.

Nous n’aurions pu faire cette route ni vivre toutes ces péripéties sans vous tous EHM’partenaires qui avez contribué à rendre cette mission réalisable.

Les parrains et marraines ont été avec nous à chaque instant, nous avons véhiculé votre soutien, transporté vos sentiments et votre amour à nos petits « de là-bas ».
Nous avons été pour un instant les acteurs, vous êtes à chaque instant les metteurs en scène et les producteurs, ce film n’aurait pas été sans votre appui.
Vous avez contribué à cette réussite : MERCI !
 

 

Les Enfants : mon voyage marocain ! par Colette Dechaume


2011
07.10

Je pense que je n’imaginais pas mon premier voyage au Maroc autrement…

Partir en groupe avec nos « histoires », nos expériences, notre Amitié.

Avec EHM, j’avais décidé de témoigner à ma façon avec un magnéto…

Et nous avions programmé un rendez-vous avec le Parrain EHM au Maroc, Hakim Noury, acteur et réalisateur de cinéma. Ce rendez-vous a eu lieu dans un café près de son bureau, à Casablanca, rencontre avec un Homme simple, séduisant, éveillé et direct. Hakim Noury est un Homme engagé et il l’a prouvé dans ses films. Autour d’un petit verre, avec Marie-hélène, Sophie, Fabien, Simo et Mikela, Hakim donne la raison de son engagement pour EHM (Hakim Noury interview part. 1).

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Ce qui m’a frappée, c’est la force vitale de ces enfants qui vivent en bidonvilles, plein d’humour, curieux et conscients (Hakim Noury interview part. 2).

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Suite de l’interview Hakim Noury, « le parrainage par EHM » :

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Hakim Noury ! une rencontre FORTE dans ce voyage et le sentiment d’être « épaulés ». Nous avons beaucoup parlé de ce rendez-vous avec lui qui nous a stimulés et donné l’énergie pour penser à d’autres projets qui prennent forme petit à petit. Nous y pensions, là où nous dormions, et notre groupe s’est renforcé de tous ces échanges.

 

RETOUR A L’ÉCOLE.

En fait, c’est là que mes émotions ont été les plus fortes !

Le Directeur, Ahmed Chikre, est un Homme accueillant et il a su permettre l’échange dans les classes. Je pense qu’il a été parfois surpris aussi !

Mikela, présidente EHM, le connait bien : présentation (interview Ahmed Chikre)

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Les enseignants, pour la plupart s’intéressent à cette association et nous ouvrent facilement la porte de leur classe.

J’ai aimé ces classes… sobres mais humaines. A ma demande d’entendre les enfants chanter, inévitablement, l’Hymne marocain est arrivé ! Tous le chante avec ferveur et respect :

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J’ai beaucoup parlé avec les enfants, les enseignants traduisaient, je dessinais aussi beaucoup au tableau pour me faire comprendre… et, je n’ai pas hésité à utiliser mon goût pour le mime… ce qui les faisait beaucoup rire… Je me suis assise parmi les enfants et avec mes amis d’EHM nous avons vécu des émotions fortes. Cet enfant qui nous a psalmodié le Coran laisse de jolies traces indélébiles dans notre mémoire :

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Dans la classe de Fatouma, enseignante : on travaille et on chante !

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Les enfants ont beaucoup dessiné pour nous… ont écrit nos prénoms dans leur langue…

Au bout de quelques jours, nous avions créé des liens forts et ils nous ont fait un cadeau dans ce joli feu d’artifice musical : quel moment ! intense… comme une marche en avant : pour moi ça représente l’ESPOIR !

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Percussions sur tables de classe...

Le Maroc  avec ses contrastes forts mais aussi son energie et sa poésie       ce fut très court   quelques jours…… mais cet air là… que j’ai respiré..  est entré dans mes poumons  ….  dans mon coeur    et  j’ai envie de partager cette fois le bonheur de nos retrouvailles.

Je suis marraine de deux garçons, Abderrahim et El Araâb, dont je suis fière    qui ont réussi leur année    …ils vivent avec leur maman  et leurs frères et soeurs  et sont les « chefs de famille »   ils ont 13 ans  !! je pense à eux tous les jours   les sacs d’école remplis de fournitures scolaires vont partir en juillet avec Mikela   .. elle sera nos yeux et nos sourires…

c’est une fenêtre grande ouverte  dans ma vie ….ils sont là bas et je les aime.

Merci à l’école   et merci à notre groupe ultra motivé !

Colette (France Bleue Pays Basque)

 

 

 

Opération kit-cartable pour la rentrée 2011-2012


2011
05.30

Bonjour à tous, Parrains et Marraines et… Membres et Adhérents et Supporters EHM ! :)

Voici venu le temps des kit-cartables… à préparer pour le départ de  juillet !

Nous avons environ 500 enfants orphelins ou de famille mono-parentale très démunis, sur plusieurs sites (bidonvilles, milieu rural difficile, enfants des rues que nous tentons de re-scolariser) qui ont besoin d’une dotation kit-cartable pour être scolarisés en septembre.

Evidemment, nous n’arriverons pas à les doter tous (on ne rêve plus…) mais on peut, avec votre aide, essayer de faire pour le plus grand nombre.

Nos petits « parrainés » ont, eux, la chance d’avoir une personne, une famille qui, ici, pense à eux et vont recevoir leurs fournitures scolaires* en juillet, leurs manuels scolaires à la rentrée de septembre (achat groupé sur place, selon la liste fixée par le MEN, géré par notre coordinateur EHM au Maroc) et aussi un « vestiaire » pour aller à l’école dans les meilleures conditions, le tout fourni et payé par leur parrain/marraine. GRAND MERCI à eux !

Pour les « autres » nous allons tenter de faire un maximum de kit-cartables et pour cela nous collectons (même usagés mais en bon état) les fournitures suivantes :

*KIT-CARTABLE « collège » :

-          6 cahiers (grand format – grands carreaux)

-          2 cahiers travaux pratiques (grand format)

-          1 classeur (grand format) + feuilles (grands carreaux)

-          1 cahier de musique

-          1 cahier à dessin

-          4 stylos (bleu, rouge, vert, noir)

-          compas, règle (20 cm), rapporteur

-          feutres

 

*KIT-CARTABLE « primaire » :

-          5 cahiers de + 50 pages (petit format – grands carreaux)

-          5 protège-cahiers

-          4 stylos (bleu, rouge, vert, noir)

-          stylos (1 bleu, 1 noir, 1 vert, 1 rouge)

-          2 crayons papier

-          1 ciseau

-          1 gomme

-          1 taille-crayon

-          compas, règle (20 cm), rapporteur

-          1 cahier à dessin

-          1 pochette crayon de couleur

-          1 pochette feutres

MAIS AUSSI LE PETIT PLUS : des albums à colorier, des albums (genre mickey etc.), des BD… etc.

Dites vous qu’1 cahier ou 1 stylo ça fait la différence… pour eux ! et pour nous aussi… :)

Il n’y a pas de « petit » don… il n’y a que des dons du coeur !

Pour aider ces enfants à aller à l’école dans la dignité… puisque c’est leur rêve à eux !

AIDEZ-NOUS !

MERCI !

Témoignage : « Ma 3ème mission au Maroc avec EHM » par Sophie Gardinier


2011
04.27

Nous avons repris le fourgon, prêté par Xabi le berger.

Il était un peu malade le fourgon, nous aussi d’ailleurs, mais bon, nous avions prévu de distribuer le fruit de nos collectes dans 4 endroits différents, il fallait foncer.
Mikela, Marie-Hélène et moi avons pris la route le mercredi soir après le travail et avons tracé la route jusqu’après Madrid. . Puis en route vers la frontière. Nous avons cherché la sortie 112, où les billets de bateaux sont moins chers.
Il n’y avait de départ, ce soir là, que pour Ceuta ; nous avons hésité entre partir ou dormir à Algésiras (Mikela était restée une fois bloquée 17h. à la douane de Ceuta).
Concertation entre « gazelles » on continue la route, donc… Ceuta !

Mal nous en a pris, rebelote !

Normal, on ne fonctionne pas au bakshish, comme tous ces fourgons pleins de ferrailles et fringues usées qui ont allègrement passé la frontière tandis que les douaniers se tapaient dans les mains (après avoir soigneusement planqué les billets).
Nous, bizarrement, on avait un papier qui soudainement manquait d’une signature, une porte latérale qui ne s’ouvrait pas, enfin, ils trouvaient toujours quelque chose !
Quand ils ont voulu nous faire décharger le fourgon en pleine nuit, tout en nous interdisant d’aller aux toilettes, Mikela a mis le moteur en marche et indiqué au douanier qu’elle allait faire demi-tour et tout donner aux enfants terriblement pauvres et affamés à la frontière espagnole.
Après une nuit serrées comme des sardines dans le fourgon, Marie-Hélène a trouvé un vendeur de café à la douane, Réflexion… pas de déchargement (il avait fallu 6h de travail pour tout faire rentrer !).
Le lendemain, le directeur de l’école et l’institutrice, Kaltoum, sont venus discuter, signer, régler, décharger, et… recharger en douce,,, puis nous avons pris la route pour le douar El Mouchen.

1h et demie de piste, nous avait-on prévenues.

En fait, 3h à flanc de montagne (Les cols basques sont de petites collines à côté), des virages à angles droits, la boîte de vitesse qui lâchait de temps en temps ; une descente vers le ravin où j’ai du sortir du fourgon (« on est en train de se foutre en l’air, au moins qu’il n’y ait qu’une victime »), « rattrapé » par des gens, sortis soudainement d’on ne sait où, armés de grosses pierres à mettre aux roues arrières pour bloquer le fourgon… de justesse… à quelques centimètres du vide. Ouf !
Arrivées au Douar, voyant d’huile au rouge…
Le conducteur du fourgon qui transporte les habitants (et les vivres et autres…) au douar et quelques hommes se sont mis sous le véhicule et ont bricolé une réparation de fortune – qui a tenu -.
Puis un repos bien mérité dans le petit logement de Kaltoum, l’institutrice heureuse d’avoir des invitées pour la première fois, où des femmes du douar ont apporté ce qu’elles avaient (leurs richesses) : eau chaude, pain, œufs…

Le lendemain, nous avons vidé le fourgon, en désordre après le passage à la douane (car on a dû quand même finir par le vider le matin et… laisser quelques paquets…), pour bien différencier les différentes collectes : le douar, l’école, l’orphelinat, la vallée de Dadès (où nous n’avons pu nous rendre faute d’une météo clémente).
Les enfants, étonnés de voir arriver des étrangers au douar (pour la 1ère fois), ont aidé au transport, les yeux brillants en voyant les livres, jouets, vêtements. Ils ont concrétisé leurs cours et ont commencé à échanger en français.
Pour nous faire comprendre, nous faisions les clowns.
La distribution a été joyeuse, chacun des 40 petits a reçu un kit-cartable, une doudoune, une tenue de vêtements, un cadeau. Certains adultes ont eu des « cadeaux » primordiaux, comme un k-way ou une paire de chaussures (un homme n’était pas allé au souk depuis des années à défaut de chaussures).

Nous avons demandé au chauffeur habitué à la piste de redescendre le fourgon, Mikela trouvant que nous étions arrivées là-haut par miracle.

La sortie du douar a d’ailleurs été très compliquée, dans ces chemins tortueux, boueux et caillouteux.

Le lundi, arrivée à l’école Mouad Bnou Jabal (bidonville Sidi El Khadir à Casa).
Remise de cartables neufs, de fournitures scolaires diverses, de livres de bibliothèque, de jeux et de 16 unités centrales d’ordinateurs (non neuves et que nous devons faire réinitialiser) pour mettre en route une salle informatique.

Nous avons rencontré les équipes enseignantes, les enfants parrainés à qui nous avons remis leurs colis et fait le point sur leur situation.
Le mardi, rencontre avec le directeur du collège où vont les enfants les plus grands afin de faire le point sur leur évolution et remise de cartons de  livres pour le CDI.

Visite au CDI du collège.

J’ai enfin rencontré Otman, mon filleul*, qui s’est serré contre moi comme à une bouée. Emotions…

Nous restons des journées entières à l’école, car il est important de rencontrer les enfants, leur famille, de découvrir un peu leur vie, leurs problèmes, et essayer de trouver des solutions. Les yeux tristes de certains sont poignants.

Emotions encore quand une institutrice est arrivée, nous demandant d’aider un petit, battu par son beau-père, affamé, en haillons.

Par bonheur, une personne venait de le parrainer et nous lui avons donné de quoi s’habiller, un cartable, des jouets, ce qui a mis un sourire d’espoir sur sa petite bouille.

Emotions encore et encore, et nous n’avions pas fini ! Nous avons pris la route d’El Jadida afin d’y déposer des jouets, vêtements, couches à l’orphelinat « crèche du docteur Sebban ».
Sachant que ce qui nous attendait allait encore nous remuer, nous avons été déguster une paëlla chez « Cousteau » (ça ne s’invente pas !).
Effectivement, les bébés groupés dans le même lit à barreaux, les enfants handicapés, les ados, nous ont vraiment touchées.

Voyage intense, fatiguant, rempli de bonheurs, de sourires ; nous avons beaucoup dormi en rentrant, mais nous allons repartir, le 13 avril, avec toujours le même enthousiasme, et désormais ajouter le douar et l’orphelinat à nos missions ponctuelles.

 

Sophie Gardinier.

 

* un parrainage c’est :

- 20€/an d’adhésion à l’association + 50€/an pour l’achat des manuels scolaires et de la tenue de gymnastique (géré sur place par EHM) ;

- fournir un kit-caratble complet en juin pour la rentrée suivante ;

- et (facultatif) 2 « vestiaires »/an afin que l’enfant soit correctement vêtu pour l’école…

 

NB – « tout » peut-être non neuf MAIS en bon état

 

 

« VOYAGE AU MAROC AVEC EHM » -


2011
01.28

Témoignage MISSION OCTOBRE 2010 par Fabien LAGOURGUE

Ce fut pour moi un premier voyage au Maroc, il restera comme l’un des plus beaux voyages de ma vie !

Ce que je découvris là-bas, c’est de l’émotion, de l’amour, de la joie simple et sincère. On apprend tout simplement la valeur de la vie et à quel point elle est précieuse.

A première vue pourtant, quand on aperçoit leur lieu de vie, que l’on croise les bidonvilles, les kilos de déchets à même le sol, les routes de terre devenant boueuses à la moindre pluie, les enfants livrés à eux-mêmes, seuls dans la rue, nous nous rendons compte de la misère qui règne pour certains dans ce pays et combien nous sommes, nous, des privilégiés.

Malgré cela, la première chose qui réchauffe le cœur, c’est de voir ces petits enfants dans les rues dont certains sont parrainés par EHM. Malgré la misère qui les entoure, ils nous accueillent avec leur plus beau sourire et cela, ça n’a pas de prix. A les regarder faire, et à vivre avec eux pendant 10 jours, on comprend vite que l’on n’a pas besoin d’avoir une BMW, un écran plat et une piscine pour être heureux mais seulement d’une famille qui nous aime, d’un toit, de quoi manger et pouvoir aller à l’école.

De nos jours, il est inacceptable que des familles puissent vivre dans de telles conditions.

Le salut de ces enfants passera par la scolarisation.

Il n’y a que par ce moyen qu’ils pourront avoir une chance d’améliorer leur quotidien. C’est pour cela que nous nous battons, pour qu’ils soient scolarisés et le restent à tout prix. Cette fois encore, nous avons apporté des kits cartables aux nouveaux parrainés et des habits pour les petits afin qu’ils puissent passer l’hiver avec des affaires chaudes. Il n’y a rien de plus beau que de voir leur joie quand on leur montre la photo de leur parrain ou marraine, le cadeau qu’il(elle) lui a laissé ou les affaires scolaires et vestimentaires qu’il(elle) lui a offert ou encore les photos de ceux qui, ici, donnent pour eux. Voir les yeux briller et le sourire s’illuminer de ces petits sont, chaque fois, des instants magiques que je ne troquerais contre rien au monde.

Pendant la semaine, nous leur avons enseigné des jeux pour qu’ils puissent apprendre tout en s’amusant avec du théâtre et de la danse, par exemple. Nous leur avons appris des jeux de plein air, aussi, pour qu’ils puissent s’occuper pendant leurs temps libres que ce soit pendant les récréations ou dehors après l’école. C’était si émouvant de les voir si volontaires et émerveillés devant ce que nous leurs apprenions. S’il est une chose dont je suis sûr et certain, en revenant de ce voyage, c’est que jamais je ne les laisserai tomber. Ils sont si adorables, réceptifs, joueurs et à l’écoute de la moindre connaissance qui pourra les faire grandir. Ils ont de l’amour à revendre et ils ne demandent rien en échange, alors qu’ils ont tant besoin d’aide, c’est ça qui est remarquable chez eux. Alors, à nous de faire en sorte qu’ils n’aient plus besoin d’aide en les sortant de cette misère. Pour cela, on a besoin de votre aide à tous.

Maintenant, il y a un moment qui restera gravé dans mon cœur à tout jamais : LA rencontre avec mon petit Hassan, mon petit filleul. Quand je l’ai vu, qu’il s’est mis à courir vers moi et se jeter dans mes bras, j’en ai eu les larmes aux yeux. Il était si content… et moi donc ! Après deux années de promesse, j’avais enfin l’occasion de le serrer dans mes bras et de lui dire à quel point il compte pour moi. Il est si beau, adorable et souriant que j’en ai eu un pincement au cœur quand j’ai du le quitter pour retourner en France. Il est passé par tant de galères que de le voir ainsi m’a remplit de joie. Il n’a plus de parents, habite dans un bidonville, est handicapé, il a dû passer la majorité de son enfance sans pouvoir marcher. Grâce à EHM, il a reçu un fauteuil roulant, pour aller à l’école, et maintenant, on a pu même lui offrir des semelles et un appareillage qui lui permettent de marcher pour la première fois de sa vie. Je remercie toutes les personnes d’EHM grâce à qui cela est possible ! C’est un vrai petit miracle que de le voir marcher quand on pense qu’il a tant souffert à cause de son handicap. J’ai passé des moments de pur bonheur avec Hassan. Nous sommes allés dans le Souk de Casablanca, nous sommes allés boire un petit jus d’orange dans un café, nous nous sommes amusés dans un parc, tellement, qu’il s’est senti un peu mal à la fin, trop d’émotions, mais ce ne fut que passager. Ces moments simples passés avec lui resteront à jamais inoubliables. Merci Hassan ! et soit sûr que je reviendrais dès que j’en aurais l’occasion.

Après, côté purement travail, nous avons eu quelques réunions avec des personnes importantes qui se sont bien déroulées et qui laissent présager d’une réelle évolution de nos actions au Maroc.

Nous avons rencontré le délégué de l’Education Nationale pour Hay Hassani, le quartier où se situe notre école. Nous avons discuté des améliorations que nous pourrions apporter à l’école Mouad Bnou Jabal et essayer de trouver un moyen de nous loger lors des prochains voyages.

Nous avons rencontré le président de l’association des parents d’élèves pour voir dans quelle mesure  il était possible qu’ils nous apportent leur aide. Il est important de savoir les parents derrière nous et de savoir qu’ils feront le maximum pour nous aider avec leurs propres moyens.

Nous avons eu le plaisir de rencontrer le Directeur du collège et avons essayé de mettre en place la suite de la scolarisation de nos enfants parrainés, pour ceux qui viennent d’arriver au collège cette année mais aussi pour ceux qui vont y venir dans les années à venir… nous avons mis l’accent sur l’importance de la bibliothèque pour nos petits collégiens. La lecture les aidera à apprendre la langue française et ils auront, ainsi, plus de chance d’évoluer dans le monde du travail s’ils parlent bien français. Nous avons mis en avant pour nos petits parrainés l’importance qu’ils s’inscrivent à la bibliothèque.

Enfin, nous travaillions au quotidien avec Ahmed, Directeur de l’école Mouad Bnou Jabal avec qui nous avons organisé toutes ces journées ludiques avec les enfants.

En résumé, nous n’avons fait que des rencontres positives.

Pendant les week-ends, les enfants n’ayant pas école, nous nous sommes accordé quelques sorties pour visiter le pays.

Nous sommes allés à Marrakech, ville magnifique, où nous avons visité la fameuse Koutoubia. Le souk est vaste et nous avons vite fait de nous y perdre si on ne fait pas attention où on va ! De nuit, le spectacle est éblouissant, le souk ainsi que la place sont illuminés, c’est à couper le souffle. Les marchands sont accueillants, chaleureux et très souriants. De mauvaises langues auraient tendance à dire que c’est pour nous attirer vers leurs stands, pour que l’on achète leurs marchandises mais ce n’est pas toujours le cas. Le meilleur exemple en est ce marchand que nous avons croisé à Fès, nous lui avons parlé et chaque fois que nous le croisions il nous faisait de grands signes et ne ratait pas une occasion de discuter avec nous. Avant que nous ne quittions Fès, il nous a offert en toute sincérité, à chacun, un porte-clés très joliment sculpté. Un marchand au grand cœur comme il est rare d’en trouver de nos jours.

Nous avons donc visité Fès, ville médiévale, impressionnante par ses remparts et ses hautes portes qui protègent la ville. C’est certainement la plus belle ville que nous ayons visitée.

Nous avons visité la mosquée Hassan II, l’immense mosquée de Casablanca, qui surplombe la mer. Tout à fait remarquable.

Nous avons fait escale à Rabat  aussi, où le palais royal est magnifique de par sa grandeur et de ses immenses jardins. Il est bien protégé aussi !

Un grand merci à Simo et à sa famille pour nous avoir accueillis et logés dans leur demeure pour la nuit.

L’hospitalité est, au Maroc, une vraie valeur que j’aurais tendance à vouloir rapporter en France quelques-fois et à montrer en exemple à suivre.

C’est pour cela que je vais finir par un grand remerciement à ceux qui nous ont accueillis et hébergés pendant tout le séjour, les grands parents d’Adbi, l’un des filleuls de Mikela. Sans eux, nous n’aurions jamais pu nous loger dans un hôtel pendant une semaine, revenant à un prix trop élevé pour nous, et ce voyage n’aurait sûrement jamais pu avoir lieu. Ils nous ont mijoté des spécialités marocaines, un pur délice pour le palais. Ils étaient si aimables et généreux qu’au bout des 10 jours, s’en était presque devenu pour nous comme une deuxième maison. Nous ne les remercierons jamais assez pour tout ce qu’ils ont fait pour nous.

Un grand merci aussi à Mikela, présidente de l’association, Rosette et Aurore, membres et marraines EHM, avec qui j’ai partagé tous ces moments d’émotion, de joie et de bonheur. Elles s’investissent vraiment pour l’association et cela est tout à leur honneur. Sans elles, non plus, le voyage n’aurait pu avoir lieu.

Au final, ce voyage fut particulièrement « émotionnel » et j’en garderais à jamais des souvenirs inoubliables. Des moments que l’on ne peut ni vivre, ni ressentir à travers des photos, des vidéos ou des résumés, tel que celui-ci, assis dans son canapé devant la télé. Aussi, j’encourage toute personne à faire la démarche de venir voir ces petits ici-même au Maroc car c’e n’est qu’ici, à travers cette misère, qu’est la réalité de notre travail.

Sachez une chose, en tout cas, c’est qu’il est beaucoup plus simple de rester chez soi les bras croisés plutôt que d’assumer et d’essayer de réparer les erreurs de notre monde. Si ces enfants sont là où ils sont ,en ce moment même, c’est un peu de notre faute à tous et il est de notre devoir de les aider… CHOKRAN ! »

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Compte-rendu de la mission effectuée par Euskal-Herria Morocco du 27 octobre au 7 novembre 2010 à Casablanca


2010
12.03

Du 27 octobre au 7 novembre 2010,  Aurore Lucas, Fabien Lagourgue, Rosette Soizeau et Mikela Lebel-Doukary, membres bénévoles actifs et marraines et parrain se sont rendus à Casablanca pour la dernière mission de l’année 2010.

A noter !  les frais de voyage(s) et sur place  sont à la charge de chacun des bénévoles.

euskal herria morocco

Chacun des membres s’est acquitté d’une “tâche” qui a consisté à animer des ateliers à l’école Mouad Bnou Jabal (bidonville Sidi El Khadir) :

- ateliers danse orientale par Aurore et aussi un reportage photos pour EHM ;
- activités sportives par Fabien ;
- ateliers de « Langue française par le théâtre » par Mikela et Rosette.
Les enfants ont bien adhéré à ces différentes activités, qui leur étaient totalement inconnues, et nous ont bien récompensés par leurs sourires et leurs nombreux témoignages d’affection.

Un “jumelage”  entre une classe du primaire de “Mouad Bnou Jabal” et une classe de l’école “La Citadelle” de Bayonne, à l’initiative de Catherine Corrieu, professeur des Ecoles et d’une parente d’élèves et membre actif E.H.M., a eu lieu dans la bonne humeur ; Les enfants ont échangé des missives, des dessins afin d’apprendre à mieux se connaître.

Notons que les petits marocains ont été subjugués par l’existence d’une cantine et de l’équipement destiné aux jeux des petits bayonnais.

Le suivi des enfants parrainés, après la rentrée des classes, a amené l’équipe EHM à rencontrer le Directeur du collège, et la Responsable du CDI, pour faire le point sur la scolarité de “nos petits parrainés”.
Le bilan est très positif, chacun a été doté des manuels scolaires pour suivre les cours et ils sont tous assidus.
Ils sont inscrits au CDI pour y travailler la langue française et sur divers dossiers, cette année en rapport avec les médias, leur permettant une ouverture sur le monde.

Par ailleurs, les membres de E.H.M. ont rencontré à Casablanca Saïd Tazi, leur voisin d’Anglet…  Saïd est venu sur le site de l’école se rendre compte du “travail” d’E.H.M. et a aussitôt adhéré à EHM en tant que membre actif et “parrain” d’une petite Fatima.

De cette rencontre sur le terrain, des idées et projets de toutes sortes sont en train d’émerger.

Nous vous en rendrons compte ultérieurement, bien que déjà, nous pouvons vous informer du projet de rénovation de l’école Mouad Bnou Jabal, à l’initiative de Saïd Tazi, professeur  à l’ Université de Pau et des Pays de l’Adour qui, avec ses étudiants de l’ISA BTP d’Anglet  (si le projet est validé pour la rentrée 2011-2012) entreprendraient le chantier suivant :

-  rénovation des sanitaires (WC ; Lavabos) ;

- aménagement d’une classe – ou mieux encore construction d’une salle –  informatique*, espace bibliothèque-ludothèque (qu’ E.H.M. à mis en place en 2008) et salle de spectacles ;

*A noter que les “tours” d’ordinateurs généreusement offerts à EHM, par la société Vinci (Merci Ouarda !) à Paris, seront acheminés vers l’école afin de commencer la mise en place de la classe informatique, au voyage de février 2011 SI, d’ici là, EHM a trouvé le financement pour les écrans et claviers et SI les travaux prévus pour recevoir lesdits ordinateurs ont pu être effectués dans la salle prévue à cet effet.
 
- aménagement d’un terrain multi-sports dans la cour de l’école ;

- la construction d’un fronton en prolongement d’un mur vertical de l’école déjà existant .

En prévision de ces différents projets, les membres de E.H.M. et M. Ahmed Chikre, Directeur de l’école Mouad Bnou Jabal, ont eu un rendez-vous avec les instances supérieures de la Délégation Rectorale, Hay Hassani, de Casablanca,  qui  a débouché sur  un accord de principe… pour la plus grande satisfaction de chacune des parties.

Si les choses avancent doucement bien que sûrement, comme vous pouvez vous en rendre compte, soyez assurés que nous mettons toute notre énergie et notre bonne volonté en oeuvre pour améliorer les conditions d’existence de tous ces petits là-bas.

La prochaine mission aura, donc, lieu en février 2011 avec un apport de fournitures scolaires, livres de bibliothèque, jeux, jouets, vêtements et chaussures chauds pour les plus démunis  – ceci grâce aux collectes effectuées par E.H.M., dons de particuliers et/ou associations et entreprises amies ainsi qu’aux actions mises en place par des instituteurs et parents d’élèves d’écoles et ikastolas du BAB – et remise aux “enfants parrainés” des colis envoyés par leur parrain/marraine d’ici.

En attendant, nous formons l’espoir que le nombre d’adhérents grossissse un peu, car les moyens matériels demeurent le « maillon faible » de notre association.

POUR ETRE MEMBRE EHM : l’adhésion en tant que Membre simple (20€/année ou 10€… pour les écoliers, les lycéens, les étudiants, les retraités, les demandeurs d’emploi et 100 dhr au Maroc), l’adhésion comme Membre bienfaiteur (60€/année) ou en tant que Membre-Parrain d’un enfant (70€/année + 1 kit-cartable à fournir en juin pour que l’enfant fasse sa rentrée en septembre) par chèque à l’ordre de Euskal-Herria Morocco à faire parvenir à l’adresse suivante : EUSKAL-HERRIA MOROCCO – Kris Séné (membre fondateur) – IBARBURUA ETXEA 64310 SAINT-PEE S/NIVELLE. Carte de membre et documentation EHM par retour de courrier.

Pour plus de renseignements : euskal-herriamorocco@hotmail.fr (Mikela)

Croyez en notre dévouement indéfectible et soyez assurés de nos remerciements les plus chaleureux pour votre aide et votre soutien à l’Action E.H.M. !

CHOKRAN Aurore pour les photos sur place et, Fabien et Rosette, pour votre présence, votre dévouement, votre patience !

Et une grande et tendre pensée à « ceux » du voyage INOUBLIABLE de février 2010 !

MILESKER HANDIA ‘ta CHOKRAN à ceux qui, ICI, « actent » et/ou ont « acté » au quotidien pour que EHM fonctionne : vide-greniers, après-midis récréatifs, apéros-musique, soirées, relationnel, collectes, tri, lavage, pliage, mise en paquets… etc.
@ Rosette Soizeau, @ Sandrine Capdevielle, @ Lily Lebel, @ Isabella Molinero, @ Johanna Guillaume, @ Sophie Gardinier, @ Olivier Prieur, @ Mohamed Boujalal, @ Khalid Boujlal, @ Mikela Duhalde, @ Maika Guillaume, @ Laurence Sabaté, @ Marie-Claire Doux, @ Christian Séné, @ El Mostafa Doukary, @ Phil Côte-Basque, @ Oihana Comblong  ; sans oublier les  photographes EHM sans qui nous ne pourrions pas vous montrer « EHM en images » : Sandrine Capdevielle, Sophie Gardinier, Lily Lebel et Aurore Lucas !

ET AUSSI MERCI à Lisa et Jean-Baptiste, notre « relève » EHM ! Petits mais… si présents et « actants » !!!!!

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Journée en cœur Euskal-Herria Morocco


2010
10.01

SAMEDI 16 OCTOBRE 2010 – Salle « GIE ORPI » – 20 chemin de Salbace 64100 BAYONNE

« ENFANTS D’ICI … pour les ENFANTS D’AILLEURS… »

A partir de 16 h :
Initiation à la danse orientale, Aurore (inscriptions 0619697498)
Tatoo au henné naturel, Nezha
Calligraphie arabe, Mostafa
Conte oriental en musique, Mos et Moha
Ballons sculpture, Kristian

19 h – apéro en musique basque avec le groupe Trik’Ero

Tiap morocco-basque : kefta-pipérade… gâteau basque… thé à la menthe

Ambiance musicale

ET… TOUT AU LONG DE CET APRES-MIDI CONVIVIAL POINT INFO ET COLLECTE !!!

Renseignements et/ou réservation 0619697498
http://fr-fr.facebook.com/event.php?eid=110185005709566